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Le papier fait partie intégrante de l'oeuvre à l'aquarelle : la peinture étant transparente, le papier se manifeste toujours par son éclat, son grain. Gare aux doigts gras et aux taches malencontreuses !

On peut peindre à l'aquarelle sur beaucoup de papiers : papier à grain, kraft, bristol, papier japonais, etc. Mais le papier aquarelle traditionnel est spécialement conçu pour la peinture à l'eau et je vous le conseille pour débuter.

Attention : le papier de bonne qualité est cher. Surtout pour les débutants, qui en consomment une grande quantité pour faire des essais...

Si votre budget est limité, ne cherchez pas à faire des économies sur le papier - utilisez plutôt des peintures de qualité étude et des pinceaux en poils synthétiques. Peindre sur un papier de qualité insuffisante est très difficile et frustrant pour commencer.

 

 

Comment est-il fabriqué ?

Le papier aquarelle de bonne qualité est constituée fibres de coton et est neutre (pH = 7). Un papier acide jaunit avec le temps.

En général le papier est apprêté : il est trempé dans de la gélatine, ce qui joue sur son pouvoir d'absorption. Sans cette étape, le papier absorberait immédiatement l'eau et les pigments, laissant les couleurs ternes. Si le papier est trop apprêté (cela peut arriver) la peinture n'adhère pas. Pour y remédier, il faut dissoudre la gélatine - par exemple en laissant tremper le papier quelques dizaines de minutes.

 

 

Le poids

Le poids du papier est exprimé en grammes par mètres carrés (g/m²). Par exemple, le papier machine standard pèse 90g/m², le papier Canson 180 g/m², et le papier aquarelle peut peser jusqu'à 800 g/m².
Plus un papier est lourd, plus il résistera àl'humidité et plus il supporte de corrections - mais plus il sera cher.

Les papiers aquarelle couramment utilisés pèsent 300 g/m² et 640 g/m² .


Les papiers de poids inférieur à 400 g/m² gondolent sous l'action de l'humidité : la peinture liquide a tendance à s'accumuler dans les creux, et laisse des marques en séchant. Il est très facile d'éviter ce problème en tendant le papier. Il est également possible de travailler sur des blocs de papier collés sur quatre côtés.

Les anglo-saxons expriment plutôt le poids du papier en livres par rame (une rame comprend 500 feuilles de 76 x 56 cm). 300 g/m² équivaut à 140 lbr.

 

 

La surface

Pendant sa fabrication, le papier aquarelle est pressé entre des rouleaux qui lui impriment une certaine rugosité. Les fabricants distinguent généralement trois types de surface :

le papier pressé à chaud, dont la surface est très lisse, est bien adapté aux aquarelles très détaillées. La peinture "glisse" à la surface, les lavis sont plus difficiles à maîtriser. C'est un papier technique, que je ne conseille pas aux débutants.

le papier à gros grains (grain torchon), dont la surface est très marquée, a une forte présence. Il permet de réaliser des textures très intéressantes mais interdit les détails.

le papier pressé à froid (grain fin) : c’est le support d’aquarelle le plus universel, laissant le champ libre à tous les styles. Facile à travailler, permettant les reprises, il renvoie particulièrement bien la lumière et permet de garder aux couleurs transparentes toute leur légèreté.

 

 

papier pressé à chaud - papier à grain fin (pressé à froid) - grain à gros grains (grain torchon)

 

 

Les formats

Le papier aquarelle est disponible sous de nombreux formats et conditionnements. On le trouve :

en feuilles - généralement en format raisin, 76 x 56 cm. C'est la solution la plus économique
en blocs encollés 4 côtés, de dimension variable (12 x 18 à 30 x 40) : les feuilles sont prêtes à l'emploi
en blocs à spirale ou collé 1 côté : les feuilles méritent d'être tendues sur un support rigide.

 

 

Les fournisseurs

Parmi les principaux fournisseurs de papier aquarelle, on trouve :

Arches, la référence mondiale. Et c'est un produit français, du papetier Canson ... Ce papier est très agréable à utiliser. Il accroche bien la peinture - c'est un avantage lorsqu'on travaille avec des lavis superposés, mais un inconvénient lorsqu'on veut décoller la peinture pour "ouvrir" un blanc.
Montval (Canson), plus abordable. Il supporte moins bien le travail très humide.
Etival, pure cellulose, ou Fontaine 100% coton, de Clairfontaine
Fontenay (Canson), 50% chiffon